Incendie criminel à Mont-Saint-Aignan : la faculté de lettres en flammes
Dans la nuit de vendredi à samedi, les flammes ont ravagé une partie de l’université de Mont-Saint-Aignan, en Seine-Maritime. Le sinistre, qui a nécessité une importante mobilisation des secours, fait actuellement l’objet d’une enquête pour destruction volontaire.
Un sinistre spectaculaire en pleine nuit
L’alerte a été donnée peu après 2h30 du matin, lorsque le feu s’est déclaré à l’entrée du bâtiment Michel Serres. Les flammes ont rapidement pris de l’ampleur, causant des dégâts considérables sur la structure.
La façade de la faculté de lettres a subi des dommages importants sur une superficie d’environ 200 m². Une cage d’escalier a également été touchée, tandis que la toiture a été endommagée sur près de 15 m².
Une mobilisation massive des secours
Face à l’ampleur du sinistre, les moyens déployés ont été considérables. Pas moins de 50 pompiers et 30 engins ont été dépêchés sur place pour combattre les flammes.
Grâce à leur intervention rapide et coordonnée, le foyer principal a pu être maîtrisé aux alentours de 4h30. Toutefois, des foyers secondaires continuaient de se consumer vers 7h30, nécessitant une surveillance prolongée.
Aucune victime à déplorer
Malgré l’intensité du brasier, l’incendie n’a heureusement fait aucun blessé. L’heure tardive de l’incident a sans doute joué en faveur de cette issue favorable.
La thèse de l’incendie volontaire en tête
Le parquet de Rouen a rapidement orienté ses investigations vers une origine criminelle. Les premiers éléments recueillis sur les lieux pointent vers une mise à feu délibérée.
Les constatations initiales suggèrent que des détritus ou une poubelle auraient été incendiés, provoquant ainsi la propagation des flammes. Cette hypothèse a conduit à l’ouverture d’une enquête pour destruction volontaire par incendie.
Les investigations en cours
La Division de la Criminalité Territoriale de Rouen a été chargée de mener les investigations. Les enquêteurs s’efforcent de reconstituer précisément le déroulement des événements.
Un appel à témoins a été diffusé afin de recueillir d’éventuels renseignements susceptibles de faire avancer l’enquête. Toute personne ayant observé des éléments suspects est invitée à se manifester.
Des zones d’ombre persistent
Si la piste criminelle se dessine, plusieurs interrogations demeurent sans réponse. La cause exacte du départ de feu reste à déterminer avec certitude.
Par ailleurs, d’éventuels liens avec la mobilisation prévue le 17 octobre n’ont pas été écartés à ce stade. Les enquêteurs gardent toutes les pistes ouvertes pour élucider ce sinistre.

